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La profonde crise économique et énergétique de Cuba a déclenché une nouvelle vague de manifestations à travers le pays.
Depuis trois semaines, l’île de Cuba est en proie à des manifestations. Avec l’intensification de la crise déjà présente et l’embargo pétrolier imposé par les États-Unis, la situation s’est fortement dégradée. En réaction, les Cubains sont descendus dans la rue pour protester.
Si la plupart des manifestations restent pacifiques, certaines ont dégénéré en violences. Le 14 mars dernier, des manifestants ont attaqué et incendié un bureau du Parti communiste à Morón. Cinq personnes ont été arrêtées après cet incident.
Sur place, le principal problème concerne l’électricité. Gregorio, responsable d’église, explique: «La plupart des gens n’ont que deux heures de courant par jour.» En dehors de La Havane, la capitale de l’île, les coupures peuvent durer de 22 à 24 heures. Les prix de l’essence ont également fortement augmenté.
«Sans électricité, les églises deviennent des cibles faciles pour les voleurs.» — Alex
La situation est la même pour la nourriture. Les prix des aliments continuent de grimper, rendant les produits de base inabordables. «Récemment, les œufs ont coûté plus qu’un salaire mensuel. Les prix continuent d’augmenter», raconte Luis, un responsable qui soutient les communautés vulnérables.
Sur place, les églises subissent la crise de plein fouet. Alex (pseudonyme), responsable d’une église, explique qu’il n’a plus d’électricité depuis une semaine. Pour lui, cette situation présente de nouveaux risques: «Sans électricité, les églises deviennent des cibles faciles pour les voleurs.»
En conséquence, pour se protéger, de nombreuses communautés ont suspendu les réunions du soir ou demandent à quelqu’un de rester la nuit pour surveiller les lieux.
«La situation nous affecte, mais nous sommes appelés à servir, même maintenant.» — Gregorio
Malgré les difficultés, les églises continuent d’aider. Avec des ressources limitées, certaines préparent des repas pour les enfants et les personnes âgées. «Bien sûr, la situation nous affecte, mais nous sommes appelés à servir, même maintenant», affirme Gregorio.
Prions pour nos frères et sœurs sur place.