Portes Ouvertes France
Displaced woman Aranza working at her shoe store productive project

4 minutes

ImpactMexique

Ils ont tout perdu, mais reconstruisent leur vie grĂące Ă  votre soutien

Au Mexique, des centaines de familles chrétiennes doivent fuir de chez elles à cause du crime organisé. Que vivent celles qui ont tout perdu et qui doivent repartir de zéro?

LĂ­a (pseudonyme) avait construit sa vie au Mexique autour d’une petite boutique qui faisait vivre sa famille. Chaque matin, elle l’ouvrait, rangeait les bocaux, vĂ©rifiait les stocks et attendait les voisins qui venaient acheter les produits du quotidien.

Contraints de fuir pour avoir refusé la violence

Sa vie a basculĂ© le 20 juillet 2024. Ce jour-lĂ , elle a dĂ» fuir son village avec 266 autres chrĂ©tiens, aprĂšs des menaces d’un groupe criminel, parce qu’ils avaient refusĂ© de s’impliquer dans une guerre de cartels. Quelques jours auparavant, plus de 100 personnes avaient Ă©tĂ© enlevĂ©es pour servir d’avertissement. LĂ­a et les autres chrĂ©tiens sont partis avec seulement ce qu’ils pouvaient emporter.

«Nous avons perdu notre maison, nos cultures et notre vie.»

La priĂšre est devenue sa seule source de force. Lorsque Portes Ouvertes a appris sa situation, nos partenaires locaux ont commencĂ© Ă  lui rendre visite chaque semaine, en lui apportant un soutien pour le loyer et les besoins essentiels, ainsi qu’un encouragement spirituel.

Peu aprĂšs, le propriĂ©taire de la maison qu’elle louait lui a proposĂ© de gĂ©rer une petite boutique. « J’ai commencĂ© Ă  travailler, mais je continuais Ă  prier parce que ma boutique me manquait», confie-t-elle.

Plus tard, le propriĂ©taire lui a proposĂ© de la lui vendre Ă  bas prix. GrĂące au soutien de Portes Ouvertes, LĂ­a a pu acheter le commerce: « Je n’aurais jamais imaginĂ© avoir Ă  nouveau une boutique, mais Dieu l’a rendu possible.»

Un nouveau départ pour Aranza

Aranza (pseudonyme) a encore du mal Ă  parler du jour oĂč elle a fui. « Il y a eu une fusillade. Je pensais que nous n’allions pas survivre.»

La violence l’a surprise alors qu’elle se trouvait dans sa cuisine. Par la fenĂȘtre, elle voyait les balles traverser la rue. Aranza a alors fui avec ses enfants, laissant derriĂšre elle sa boutique de vĂȘtements et ses plantations de cafĂ©.

Dans sa nouvelle ville, les premiers mois ont été difficiles. La famille ne connaissait personne et ils ont subi de la discrimination. Mais grùce au soutien de Portes Ouvertes, Aranza a pu développer une petite boutique de chaussures.

Elle continue de faire confiance Ă  Dieu pour l’avenir et pour sa famille. Chaque mercredi, elle se rend Ă  l’église pour le remercier: « Sans Lui, nous ne pourrions pas nous en sortir.»

Pour l’avenir, elle a besoin que sa famille chrĂ©tienne ne l’oublie pas:

«Nous savons que vos cƓurs sont avec nous, et nous espĂ©rons que vous continuerez Ă  prier pour nous.»

Ricardo, de la culture du cafĂ© Ă  la confection de vĂȘtements

Ricardo Ă©tait cultivateur de cafĂ©. Sa terre Ă©tait Ă  la fois sa source de revenus et son quotidien. Lorsque la violence l’a contraint Ă  fuir, il a tout perdu: « Je n’avais rien et aucun moyen de subvenir aux besoins de ma famille.»

Les premiers mois ont Ă©tĂ© marquĂ©s par l’incertitude et le dĂ©couragement. MalgrĂ© cela, Ricardo a continuĂ© d’avancer.

GrĂące Ă  sa nouvelle communautĂ©, Portes Ouvertes a entendu son histoire et lui a fourni une machine Ă  coudre ainsi qu’une formation. « Je n’avais jamais travaillĂ© comme tailleur auparavant, mais quand l’opportunitĂ© s’est prĂ©sentĂ©e, j’ai dĂ©cidĂ© d’essayer. J’y ai vu une chance d’avancer.»

Aujourd’hui, Ricardo prend des commandes auprĂšs des habitants et fait vivre sa famille grĂące Ă  son travail. Il espĂšre continuer Ă  amĂ©liorer ses compĂ©tences et dĂ©velopper son activitĂ©, et que la violence prendra fin dans sa communautĂ©.

Une réalité persistante

Portes Ouvertes, en collaboration avec des partenaires locaux, soutient les familles dĂ©placĂ©es en leur apportant une aide matĂ©rielle, un accompagnement, des opportunitĂ©s Ă©conomiques et un soutien spirituel. Au moins huit projets gĂ©nĂ©rateurs de revenus ont Ă©tĂ© lancĂ©s et plus de 250 chrĂ©tiens bĂ©nĂ©ficient actuellement d’un soutien actif. Mais les besoins restent importants.

« Nous prions Dieu pour que nos frĂšres et sƓurs ne perdent pas courage. Nous prions pour que ces projets continuent et que le Seigneur continue d’ouvrir des portes dans ces lieux afin que nous puissions atteindre encore plus de croyants», conclut Alma Ávila (pseudonyme), partenaire de Portes Ouvertes.

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